A 4 VOIX

A 4 Voix ist eine Hommage an Ort, Worte, Werte, ganz persönlich und nicht linear. Daran beteiligte Künstler: Gilles Proriol, Marianne Kirch, Friederike Nickel, Norbert Groh, Esther Schöpf, Mira Mazumdar, Andreas Köpnick, Hans Kremer, Isabelle Krötsch und viele mehr... es wird sich finden.

Dieser Text wird noch ins Deutsche übersetzt werden. Bis dahin Einfühlen auf Französisch

Fragments citations situations dont vous avez eu l'impression qu'elles sortent d'un film (entre les deux langues).
Situations bilingues ou dingues ou tout simplement des faits divers de vos vies qui valent une esquisse sans s'appliquer trop qui veulent être écrits sans savoir ou ils pourraient prendre place.
Qui sont trop paresseux pour se retrouver travaillés dans un poème mais qui veulent pas se perdre dans les fléaux des archives d'ordinateurs. Morceaux de textes.pensées (pascaliennes). dits. vécus. observés. blagues sans pointe ou avec. Des jeux de mots (qui mènent à une scène). Souvenirs de nos jours....

Rechercher, noter (puis plus tard visiter (ensemble)) des endroits avec leurs histoires, petites anecdotes personnelles ou bien simplement un certain regard, un rhythme.
Des malentendus au sens propre du terme, falsch-verstanden, des répliques des mots qui restent en travers et qui faconnent l'endroit et son atmosphère...par exemple pour moi le ski en France c'est une histoire de sommeil, parce qu'à Tignes à cinq ans je n'avais pas compris le mot sommet.
Du coup vingt ans plus tard je me retrouve à ce point sur la prochaine piste de ski francaise et du coup je me déchire les tendons en tombant dans le sommeil au sommet, quasiment sur place....il manquait le soutien (de Papa)...
Ou bien des itinéraires préférés, autrefois les balades chiantes du weekend avec les parents, maintenant des places „magique" mais que pour toi. En cachette. On l'avait dit à personne ou bien trop souvent en immitant les autres ceux à qui on voulait ressembler pour avoir une identité...

Un long chemin s'aprête à sortir du vague, parcours déjà bien mûri et nourri dans mon coeur:
ce n'est pas la première fois que j'en parle n'est-ce pas....
Gilles, depuis le temps qu'on en parle, dans les nuits blanches obligatoires au seuil de nos départs, en se disant au revoir à la Part-Dieu sous forme de conjuration affirmative d'avenir commun entre les portes du train qui se ferment...

Marianne, la première fois que je t'en ai parlé j'étais encore parmi les perdus – cette idée un petit fil rouge au loin – dans un café à la Münchner Freiheit (!) à deux pas de mon départ pour Göttingen dans la Mercedes de Papa qui venait de mourir. Je m'étais acheté un manteau rouge un peu trop criant pour me donner de l'espoir (j'avais probablement l'air plutôt d'une sardine étouffée), je l'ai encore, déchiré à l'intérieur, mais il me rappelle notre recontre. Toi en train de te mettre sur la voie du chant, longtemps avant ton départ pour Den Haag. plus tard ta réponse avec ton projet entre les langues, interview et spectacle...

Et Yann, l'année dernière encore, frisch angekommen à Hambourg, heureux de se revoir, notre petit Stell-dich-ein, notre inauguration géographique sur les lieux de notre vie – commune! – avec le désir profond de réunir nos capacités au second degré (!) de nous inspirer mutuellement de remplir – enfin – ce réseau désert ce terrain vague mais vaste avec beaucoup de Ausblick.
Après toutes nos années de dialogue et de recherches (communes) intenses à Berlin à décliner des itinéraires une fois de facon humoristique (à la mode de chez nous!) la fois suivante
en profondeur lourde et germanique afin de trouver un mode d'expression apte à
nos histoires. Tout ca en tournant autour et dans ton appartement lumineux
qui était devenu mon deuxième Zuhause, mon refuge en temps d'angoisse...
Il a fallu encore attendre un/le bon moment, des fois pendant cette dernière année il paraissait déjà être venu, ce moment, mais il y a toujours eu remise.
Damit ist jetzt Schluss, jetzt geht's zur Sache, Schätzchen! Und die Sache ist, es kommt immer zum ungeeigneten Zeitpunkt, aber das Tolle ist, es gibt keinen Stress!
Le stade de la Vor-Freude est très beau, mais voilà que je préfère m'y mettre à ce film!
Voilà un petit tour „représentatif" entre vous amis écrivains artistes, pars pro toto, enfin...
Comme l'autre qui disait il y a déjà pas mal de temps que c'est en écrivant qu'on devient écriveron.
M'enfin. Le courrier en retard il a bien servi à créer Gaston. Alors nous allons voir ce à quoi ce temps de maturation individuelle a servi, il a un temps pour tout.
Donc m'y voilà, prête à affronter le challenge de cette expédition vaste!
Et je ne peux rien promettre sauf que je m'y mets pour de bon. C'est du sérieux promis-juré comme disait l'autre dans „La Crise"

Je vous invite à chercher dans vos „infinis" respectifs qui ne sont bekanntlich pas si infinis que ca la vie quotidienne se chargant de les limiter.....c'est bien pour ca que c'est si dur et beau aussi de faire. Comme on est de la même génération, il y a déjà des atomes crochus dans l'air;
ca deviendra de fois en fois plus clair, comme dans une chambre noire ou la photo apparaît lentement, prend forme, nous rend une image de la vie – une image!
Une affirmation imagée!

 

Films For Live

Films For Live ist eine Haltung.
Hier entstehen Filmprojekte aus dem Herzen des Kollektiv FREIES.FELD im Rhythmus des Lebens.